La technique aquariophile

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Paramètres de l'eau :
L'eau du bac est composée à 100% d'eau de conduite. J'ai la chance d'avoir au robinet une eau quasiment "amazonienne" ; en effet, sur l'agglomération de Nancy l'eau de distribution est collectée dans la Moselle et sa qualité se rapproche beaucoup de celle des grands fleuves d'amérique du sud.
Il suffit de laisser reposer l'eau 48 heures ou d'utiliser un conditionneur d'eau du commerce et de bien brasser l'eau pour pouvoir l'utiliser directement pour un bac d'eau douce et acide.

Lorsque j'étais installé à Paris, je devais préparer mon eau à partir d'un mélange de 2/3 d'eau osmosée, et d'1/3 d'eau de conduite. Le mélange est fait dans des jerricans de 20 litres en plastique alimentaire, et repose au moins 48 heures pour laisser la température remonter un peu et permettre une évaporation complète du chlore contenu dans l'eau de distribution. 20% du volume du bac est renouvelé chaque semaine.
Pour tout savoir sur l'osmose inverse et les autres procédés de traitement de l'eau (pas seulement pour l'usage aquariophile), sur la chimie de l'eau en général : le site Aquatech' réalisé par Bernard Pironin.

Les paramètres de l'eau sont actuellement les suivants :
PH : 6,8
GH (dureté totale) : 4,5° GH
TH (dureté carbonatée) : 2° KH
NO3 (nitrates) : moins de 12 mg/l
NO2 (nitrites) : indétectables bien sûr !

Pour convertir facilement les degrés allemands et français

L'aquarium :
Le nouveau bac est un RIO 300 de marque JUWEL, d'un volume brut d'environ 360 litres, soit environ 300 litres "réels". Pour calculer facilement le volume total d'un aquarium et son volume utile, et contrôler si votre population est conforme ou si la surpopulation vous guette, vous pouvez utiliser les outils suivants :

Calcul du volume utile

Combien de poissons dans mon bac ?

Pour suivre pas à pas l'installation de l'aquarium et le transfert de ses occupants depuis leur ancien bac (RIO 240), visitez la page consacrée à l'installation du nouvel aquarium.

L'éclairage :
L'éclairage d'origine, constitué de deux fluos 38 watts, a été renforcé par un fluo supplémentaire de 30 watts. Les tubes actuellement utilisés sont deux tubes lumière du jour type Biolux d'Osram, et un tube horticole Grolux Sylvania. Les tubes sont sur minuterie, durée quotidienne d'éclairage 12 heures sans interruption.

Filtration et chauffage :
La filtration est assurée par un filtre extérieur EHEIM PRO 2224, débit maximum 750 litres/heure, donnée par le fabriquant pour un volume de bac jusqu'à 250 litres. Les masses filtrantes sont EFIMECH et EFISYNTH, rincées 1 fois par mois. Ce filtre vient en complément du filtre intérieur JUWEL, livré avec l'aquarium, garni de mousses filtrantes bleues plus ou moins fines, offrant un volume et une surface importantes pour la filtration mécanique et biologique.
Le chauffage est assuré par un combiné VISI THERM 300 watts. La température moyenne du bac est de 29° C.

Le sol et la culture des plantes :
Le sol de l'aquarium est constitué d'une couche d'environ 5 cm de mélange pour plantation du commerce (sable + argile + tourbe), recouverte de 3 à 4 cm de sable de Loire fin bien lavé. Des racines de tourbière ont été ajoutées pour créer un volume et des caches pour les crevettes et délimiter les territoires des diverses espèces.
Pour améliorer la croissance des plantes, un apport d'engrais est effectué une fois par semaine, lors des changements d'eau, avec un engrais complet du commerce (Tetra Flora Pride), dosé en fonction de la quantité d'eau neuve ajoutée.

Le CO2 :
Le CO2, indispensable à la photosynthèse, est naturellement présent dans l'eau. Il est issu de la respiration des animaux présents dans l'aquarium, se dissout également naturellement dans l'eau par brassage, mais est aussi produit par les plantes qui, comme tout être vivant "respirent", c'est-à-dire consomment en permanence de l'oxygène et rejettent du CO2. Ce processus métabolique commun à tous les êtres vivants ne doit pas être confondu avec le phénomène de la photosynthèse, qui permet aux plantes chlorophylliennes d'utiliser l'énergie solaire pour transformer les nutriments, le CO2 et l'eau absorbés en matière organique.
Le CO2 est souvent présent en quantité suffisante pour les plantes les moins exigeantes. Pour certaines, un supplément de CO2 peut favoriser la croissance. Attention toutefois à un excès de CO2 qui pourrait être toxique.

Corrélation entre la valeur pH ,la quantité de CO2 :
Entrez ci-dessous les valeurs de dureté carbonatée (KH) et de PH relevés, pour connaître la quantité de CO2 dissoute dans l'eau de l'aquarium :

Calcul du taux de CO2


KH (en ° all) :

Décimales séparées par un point (ex : 6.8)

PH :

 

Taux de CO2 : mg/l

 

 


La diffusion de CO2 : mes expériences...
Après avoir expérimenté un système de production de CO2 par électrolyse, qui avait comme principal inconvénient de faire rapidement baisser le KH et donc de rendre le PH extrèmement instable, j'ai opté pour une diffusion de CO2 produit par fermentation de levure. Ces systèmes sont en vente pour un prix modique, ou peuvent facilement être fabriqués à peu de frais (voir l'article de Véronique Ivanov). Certes la production est d'une quantité modeste, mais le but n'est pas d'arriver à saturation en CO2, mais de favoriser la croissance des plantes.
Entre l'électrolyse qui déséquilibre le milieu et a certainement été à l'origine de mortalités "inexpliquées" notamment d'un Discus et de toutes les crevettes du bac fin 2002, et la contrainte de la préparation de la culture de levure pour la méthode artisanale, j'ai depuis le début de l'année 2004 cessé de diffuser du CO2 dans le bac.
Cela a provoqué la perte de certaines plantes (Alternanthera et Glossostigma) particulièrement gourmandes. Les autres poussent un peu moins vite, mais restent vigoureuses et bien vertes. Depuis, le PH reste stable, les nouvelles caridina japonica se portent à merveille...
Après ces expériences plus ou moins concluantes, j'ai installé un système de diffusion de CO2 en bouteille Dennerle. J'ai opté pour le système "Comfortt-Line" avec bouteille jetable de 500gr. Le système est contrôlé par une électrovanne qui permet de couper automatiquement l'alimentation en CO2 à l'extinction des lampes. A raison d'une bulle par seconde, le taux de CO2 est en fin de journée à 15 mg/l et le PH est stabilisé à 6,8.