L'agriculture en Martinique

 

Le secteur de la canne à sucre :

 

L’économie martiniquaise souffre des mêmes difficultés que celle de la Guadeloupe. En matière agricole, a-t-elle su mieux maîtriser ses problèmes sucriers ? La dernière sucrerie, l’usine du Gallion ne produit plus assez de sucre pour satisfaire la consommation locale. Plus de la moitié des 200 000 tonnes de cannes récoltées sont destinées aux distilleries pour la fabrication de rhums parmi les plus célèbres de la Caraïbe. L’île doit d’ailleurs importer de la mélasse de Guadeloupe pour satisfaire les besoins de production de rhum industriel. La Martinique produit chaque année environ 100 000 hl de rhum (équivalent alcool pur) dont les deux tiers en rhum agricole à l’excellente image de marque contre 75 000 hl pour la Guadeloupe dominés à 80 % par les rhums industriels. Toutefois, la saturation du marché européen des alcools et la définition laxiste que vient d’adopter la C.E.E. laissent peser des menaces sur les débouchés d’une boisson forte, parfumée, originale et emblématique de la société antillaise.

 

Une agriculture dominée par le secteur bananier :

 

Le secteur bananier est le premier secteur agricole de l’île : il fournit 41 % de la valeur agricole finale. Alors que la plupart des autres cultures ont reculé, les bananes ont progressé en surface depuis 1981 (de7200 à 8250 ha).
Deux mille planteurs se partagent cet espace avec une moyenne d’ exploitation plus élevée que la moyenne agricole (4,1 ha contre 2, 2) et supérieure à la bananeraie guadeloupéenne (2,5 ha). Plus du quart des planteurs n’occupent que 12% des surfaces en bananes avec moins d’un hectare chacun, alors que 181 gros planteurs (9 % du total) concentrent les deux tiers du total (30 ha en moyenne).

 

Bananeraie_1.jpg (92737 octets)      Bananeraie_2.jpg (86118 octets)      Bananeraie_3.jpg (95605 octets)       1_banane_fleur.jpg (73607 octets)

La production oscille autour de 200 000 tonnes (85 % exportés) en fonction des aléas climatiques, les rendements sont médiocres (25 tonnes à l’ hectare ), nettement inférieurs à ceux d’Amérique centrale (40 tonnes à l’ ha), et aurait tendance à stagner.

Le bananier est une plante très fragile à tout vent supérieur à 50 km/h et sensible aux attaques parasitaires. Les coûts d’exploitation sont très élevés et les planteurs sont très endettés. Ils s’inquiètent de la mise en place du marché unique européen.

 

L’ananas :

 

La Martinique a une assez longue tradition dans la culture de l’ananas, appuyée sur de bons sols situés sur les flancs nord-est du massif septentrional. Les concurrences africaine et asiatique sont trop fortes et cette culture a dû être protégée par une garantie de débouché analogue à celle des bananes et par des aides effaçant des dettes ou des subventions à la conserverie.

 

      Ananas_1.jpg (118678 octets)      Ananas_2.jpg (88839 octets)      1_ananas_champ.jpg (72472 octets)      1_ananas_champ2.jpg (85095 octets)

   

      1_ananas_champ3.jpg (95512 octets)      1_ananas_fleur.jpg (49616 octets)

 

Autres cultures :

 

La Martinique s’est lancée dans la culture de l’aubergine. Celle-ci a été éliminée au début des années 80 par les attaques virales et parasitaires.

La culture des melons est plus dynamique : 1250 tonnes sur 100 ha.

Un gros effort a été fait sur les vergers : plus de 400 ha d’avocats et près de 250 de limes, mais les surfaces régressent devant la nouvelle concurrence africaine aux coûts de revient très bas.

La réussite des cultures florales est évidente ; elles occupent un millier d’exploitants dont une centaine regroupés sur 350 ha qui ont exporté quelques dizaines de tonnes en Métropole et aux Etats-Unis, tandis que le marché local se développe, renforcé par les nombreux achats des touristes.

 

Balisier_1.jpg (33715 octets)      1_Cotonnier.jpg (74595 octets)